La Ferme "Le Petit Sauzens" - Monsieur Laurent Basaldella
Producteur
Code biogis : 3033
Le Petit Sauzens 32380 Cadeilhan
France
T : 05 62 06 05 19
Où sommes-nous ?
Maraîcher et céréalier
Certifié par Qualité France depuis 2001
Laurent Basaldella fait principalement de l'ail, des échalotes et des oignons
Où acheter les produits ?
Marché de Fleurence : le mardi et le samedi matin
Magasin Biocoop, Les Jardins d'Auguste à Auch
Magasins Super U de L'Isle Jourdain et Mauvezin
Vente directe à l'exploitation sur rendez-vous
Les céréales sont vendues à la Coopérative Qualisol
- Céréales
- Orge
- Tournesol
- Ail
- Echalottes
- Oignons
- Pomme de terre
Monsieur Laurent Basaldella est agriculteur depuis 1975. Il a suitvi une BEP d'agriculteur et puis a fait un stage à Mans avant de s'installer à Cadeilhan dans le Gers, en fermage.
Laurent travaillait de façon conventionnelle. Il utilisait des pesticides et des engrais chimiques sur ses terres.
Petit à petit, il a pris conscience des effets néfastes de ces éléments, non seulement sur les sols mais surtout sur la santé humaine. Il ne veut plus utiliser les fongicides et des pesticides qui sont chers et dangereux.
Fin des années 90, Laurent prend sa décision. Il veut se convertir à l'agriculture biologique. Avec un agriculteur voisin, ils se lancent.
A l'époque, dans le Gers, il n'y avait pas beaucoup d'information ni d'aide à la conversion. Avec la Chambre d'Agriculture, il a pu bénéficier d'une demi-journée de formation avant de se lancer.
« On a apprend en travaillant ! » dit Laurent.
Aujourd'hui les choses sont très différentes. Les réunions entre agriculteurs déjà convertis et ceux en conversion sont fréquentes. Les coopératives, Bio-Garonne par exemple, envoient des fiches d'informations sur certaines cultures. La région et le département sont mieux organisés pour apporter de l'aide. Surtout, l'agriculture biologique est prise très au sérieux aujourd'hui. Ce n'est plus une activité marginale.
Laurent est convaincu que dans très peu de temps, tous les agriculteurs dans son secteur seront convertis à l'agriculture biologique.
Il est très actif dans une association qui vise à organiser la vente des produits locaux aux distributeurs grand public.
Le but est d'encourager ces grandes surfaces à s'engager auprès des producteurs locaux.
Ces derniers sont plus que capables de fournir les produits à des prix concurrençant les centrales d'achats, sans l'empreinte écologique du transport.
Laurent, proche de la retraite, espère laisser une exploitation saine à une génération future. En luttant pour une meilleure organisation de la filière, il assure que la génération suivante puisse se développer davantage.
La Ferme « Le Petit Sauzens » se trouve à Cadeilhan, sur la commune de St. Clar. Ce joli coin du Gers se trouve entre Florence et Mauvezin.
La ferme compte plus de 46 hectares dont 26 en Surface Utile Agricole (SAU) et 20 qui sont boisés.
Les récoltes habituelles de Laurent sont le blé tendre, l'épeautre, l'orge d'automne, le tournesol, les lentilles et cette année un hectare de pois chiche.
Le maraîchage se fait sur 3500 m² et les pommes de terres sur 1 500m².
Lorsque l'on renonce aux traitements chimiques contre les mauvaises herbes et des insectes prédateurs, il faut trouver d'autres solutions.

« Les doryphores - je les ramasse à la main ! » confirme Laurent.
Il va planter du lin, ce qui va l'aider, mais il s'agit d'un travail bien physique.

En ce qui concerne les mauvaises herbes, les machines et le travail humain remplacent les produits. Un passage avec une herse étrille arrache les mauvaises herbes (mais aussi malheureusement des bonnes plantes !)
Pour le maraîchage, c'est la bineuse qui fait une grande partie du travail.
Il est aujourd'hui prouvé que la technique du binage améliore les rendements pour les cultures en ligne. Le binage détruit les mauvaises herbes, la plante étant protégée par les disques, et favorise le développement des racines. Il retransforme la terre en terre fine dans laquelle la semence trouvera chaleur, humidité et oxygène, indispensable à une évolution rapide.
(http://www.ducouret.com/Kongskilde/Kongskilde%20Bineuse.htm)
Une autre solution est de désherber thermiquement. On expose les jeunes pousses et les fleurs à une chaleur de plus de 70 °C.
A cette température, l'albumine coagule et la plante meurt. La bonne plante est protégée.
Il faut bien identifier le bon stade de développement de la mauvaise herbe pour que l'action soit efficace. Il faut aussi dire qu'il faut compter au moins 50 euros l'hectare pour le gaz - une somme importante.
La meilleure solution, lorsque c'est possible est de désherber ou au moins finir de désherber à la main !!!
Laurent travaille seul sur l'exploitation, demandant de l'aide uniquement lorsqu'il il est temps de ramasser l'ail.
Découvrez bientôt des belles photos de l'exploitation !

